Agriculture et Biodiversité

Prairies extensives

Les types de prairies, adaptées aux conditions et modes d'exploitations, enrichissent le paysage et offrent un habitat pour de nombreuses espèces animales et végétales.

Nous pouvons y découvrir :

  • des plantes telles que le brome dressé, l'esparcette, la centaurée scabieuse, la petite pimprenelle, la sauge des prés, des orchidées, le fromental, la marguerite, la crépide bisannuelle, la knautie des champs, l'azuré des mouillères… 
  • des insectes, des papillons, des araignées, des grenouilles, des lézards, des orvets, des lièvres, les chevreuils, les oiseaux nichant au sol, des orthoptères…
     

Les prairies extensives sont des prairies non amendées (sans ajouts en éléments nutritifs) sur sols secs à humides.

 

Selon l'application de l'Ordonnance sur les paiements directs (OPD), les exploitations agricoles doivent suivre certaines conditions et charges dont:
 

    Prairies extensives 
Fumure   Aucune, non autorisée
Importance écologique   Végétation riche en fleurs et plantes indicatrices. 
  Refuges pour la faune par les tas de branches et de litière
Utilisation   La fauche est au moins annuelle, avec la première coupe en plaine au plus tôt le 15 juin. La pâture d'automne est autorisée uniquement du 1er septembre au 30 novembre.
  Le broyage est interdit, l'évacuation du produit de fauche est obligatoire
Durée d'utilisation   8 ans minimum sur le même emplacement 
Mesures favorables à la faune et à la flore   1ère coupe après floraison des graminées principales
  2ème coupe au plus tôt après la floraison des espèces à floraison tardive
  Faucher par bandes ou de l’intérieur vers l’extérieur (fuite des animaux)
  A chaque coupe laisser des bandes refuges non fauchées (5 – 10% de la surface)
  Hauteur de coupe 7 – 9 cm, pour ménager la faune

 

Prairie extensive fleurie

Prairies extensives fleuries, commune de Vandoeuvres - photo: © Gaby Volkart - bureau Atena

demideuilUpupa epops huppe
Demi-deuil - photo: © Emmanuelle Wermeille                             Upupa epops Huppe - photo: © Jacques Gilliéron