Modes de production

Généralités

Notre agriculture et notre alimentation font face à de nombreux défis et questionnements tels que : concurrence, sécurité de l'approvisionnement, qualité sanitaire des aliments, préservation des ressources naturelles, protection de l'environnement ainsi que du paysage, bien-être animal ou encore changements climatiques.

En outre, la Politique Agricole (PA) - qui est une compétence de la Confédération - est révisée tous les quatre ans avec de nouveaux objectifs économiques, concurrentiels, environnementaux, sociaux, … . C'est la Confédération, par le biais de nombreuses ordonnances, qui actualise les règles à appliquer pour les différents modes de production.

90% de la politique agricole est orientée par la Confédération, une petite marge de manœuvre restant aux cantons pour tenir compte de certaines spécificités.

Les différents modes de production

En fonction de leur contexte propre (économique, sociétal, environnemental…), les familles paysannes genevoises optent pour un des modes de production définis dans les ordonnances fédérales, dont le respect des exigences donne notamment droit à des Paiements Directs (PD) de la Confédération. Dans le cadre de marques et labels privés (IP-Suisse, Bourgeon, Demeter, GRTA etc.), des exigences supplémentaires sont ajoutées. Pour bénéficier des paiements directs de la Confédération, les agricultrices.teurs doivent au minimum respecter les Prestations Ecologiques Requises (PER).

En Suisse on distingue trois modes de production :

  • L'agriculture conventionnelle;
  • L'agriculture respectant les exigences des PER ;
  • L'agriculture respectant les exigences de la production biologique.

La quasi-totalité des agricultrices.teurs genevois-es travaillent selon les PER. Les règles des PER conditionnent depuis 1999 le droit aux paiements directs de la Confédération. Ce mode de production vise notamment à réduire au maximum l’utilisation des produits phytosanitaires dans les cultures, en observant des seuils de tolérance et en privilégiant le recours à des moyens biotechniques. Les exploitations pratiquant les PER doivent également satisfaire aux dispositions suivantes: garde des animaux de rente conforme à la législation sur la protection des animaux, bilan de fumure équilibré, part appropriée de surfaces de promotion de la biodiversité, assolement régulier, protection appropriée du sol (par ex.: couverture du sol par des cultures d’automne ou des engrais verts après les cultures récoltées avant le 31 août) ou encore protection contre l’érosion.

L'agriculture biologique  a des exigences complémentaires aux PER. Par exemple l'utilisation de produits phytosanitaires de synthèse est interdite. La reconversion à l'agriculture biologique est soutenue par le canton (mesure n°8) et se développe à Genève. Les produits BIO répondent à une demande croissante des Consomm'acteurs.