PROTECTION DES CULTURES

Mesure 18a (6.1.1.1) : encouragement à la suppression des herbicides, fongicides et insecticides

Description : contributions pour la réduction partielle ou totale de PPh en arboriculture, viticulture, terres ouvertes ou extenso.

Objectif : encourager la diminution voir la suppression de certains types de produits phytosanitaires. Cette mesure est actuellement composée de trois volets en grandes cultures, viticulture et cultures de betteraves.

Sources : Rapports d'activités de l'OCAN 2017, 2018, 2019, 2020, 2021.

 

1. Mode de production Extenso (6.1.1.4.): Dans le 1er graphe, sont indiquées les surfaces de céréales, protéagineux et oléagineux cultivées en "Extenso". Le mode de production "Extenso" consiste à ne pas utiliser d’insecticide, de régulateur de croissance, de fongicide ou de stimulateur chimique de synthèse des défenses naturelles sur les cultures. Les agriculteurs genevois contribuent ainsi directement et volontairement à la diminution de l’emploi des produits phytosanitaires. Une contribution est versée pour compenser la perte de rendement qui peut avoir lieu. A Genève, plus de 80 % des 3'000 hectares de céréales sont cultivés en "Extenso".

Les oléagineux, plus particulièrement le colza, est une culture attaquée par différents insectes ravageurs tout au long de son cycle. C'est donc une culture où l'application d'insecticides peut s'avérer nécessaire pour éviter des pertes économiques. La mesure 29d, qui vise à développer la biodiversité fonctionnelle, est justement consacrée au colza.

C'est également dans ce cadre qu'Agrivulg et le SAgr accompagnent les producteurs dans le suivi des cultures (cf. Mesure 30). Ainsi les producteurs ne traitent que lorsqu'un seuil économique est atteint. Ce processus permet ainsi une diminution de l'utilisation de produits phytosanitaires. 

2. Vignes qui n'ont pas eu recours aux herbicides et/ou aux fongicides présentant un risque particulier : une partie importante des superficies viticoles sont enherbées au niveau des interlignes. L’enherbement des sols est une technique qui consiste à établir un couvert végétal entre les lignes, voir même sous le rang (cf. Mesure 18b). Elle permet entre autres, de limiter, voir d'arrêter, les applications d'herbicides. 

Actuellement, pour la majorité des superficies viticoles, la partie sous le rang reste traitée avec des herbicides. Afin d'éviter leur utilisation le désherbage mécanique se développe.

Aujourd'hui des projets de recherche sont réalisés pour trouver des mélanges adéquats pour enherber l'interligne et également sous le rang (cf. Mesure 29g).

Rappelons, que la majorité des viticulteurs (+ de 80 %) appliquent la confusion sexuelle (cf. Mesure 11) et n'utilisent pas d'insecticides. 

3. Betteraves sucrières n'ayant pas eu recours aux fongicides, insecticides et/ou aux herbicides. Les attaques des insectes ravageurs varient d'une année sur l'autre suivant l'évolution du climat et des cultures. Ce qui peut expliquer l'utilisation accrue de produits phytosanitaires en 2019.

2020 est marquée par une nette évolution de la pratique "sans herbicide".

C'est également l'année qui a été marquée par la forte diminution des rendements de sucre (entre 30 et 50 %) due aux maladies virales transmises par les insectes ; la culture de la betterave est alors remise en cause. 

Des mesures exceptionnelles ont été déployées (contributions) par le canton de Genève afin d'assurer une transition vers une utilisation fortement réduite des produits phytosanitaires tout en permettant le maintien dune production suffisante en surfaces, quantités et qualité et ainsi permettre à la filière sucrière de rester active. Pour en savoir plus cliquez ici

 

 

 

Ressources

CHIFFRES CLÉS

Nombre d'exploitations ayant perçu les aides en 2021 dans le cadre de la production extensive de céréales, oléagineux et protéagineux

170

Contributions fédérales totales versées en 2021 dans le cadre de la production extensive

1 291 280 CHF

PARTENAIRES